Pépites gratuites

Agnès Varda, la lumière s'éteint mais les projecteurs brillent toujours.

Agnès Varda s'est éteinte ce 29 mars 2019. Mais bizarrement, c'est lorsqu'une lumière s'éteint, que les projecteurs se rallument. Elle a toujours dit qu'elle regrettait que ses films n'aient pas plus de succès, mais c'est faux. Au-delà des quelques très bons chiffres au box-office, les hommages se multiplient sur tous les supports pour lui rendre hommage en diffusant ses œuvres. Voici une liste non exhaustive des pépites de cette grande réalisatrice, rediffusées en ce moment sur toutes les chaînes de télévision et les réseaux.

Pour n'importe quelle personne s'intéressant un tant soit peu au cinéma ou à l'image, Agnès Varda est incontournable. Pour découvrir ou redécouvrir son cinéma, nous avons déniché ses films en accès libre en regroupant les replays et autres hommages de la toile. Nous vous invitons donc, dans notre société où les choses s'effacent à la même vitesse que sa disparition, à mettre à profit votre temps libre pendant ces prochains jours pour revoir quelques unes des nombreuses oeuvres de cette femme hors du commun, pionnière de la nouvelle vague, féministe et humaniste, qui laissera derrière elle une marque indélébile dans l'histoire du 7ème art.

ARTE sort une sélection spéciale où vous pouvez retrouver en replay pendant quelques jours un large choix : Au revoir madame Varda. Foncez-y !

Sans toit ni loi : 

Un matin d’hiver, une jeune vagabonde est découverte morte de froid dans un fossé. Qui était-elle ? Par Agnès Varda, le saisissant portrait d'une vagabonde, avec ses zones d'incertitude. Un des plus grands rôles de Sandrine Bonnaire. 

 

Cléo de 5 à 7 : 

Comment continuer à vivre lorsque la maladie vous guette ? Cléo, une très belle chanteuse, attend les résultats d'un examen médical, avec d'autant plus d'anxiété qu'une cartomancienne lui a prédit qu'elle était malade. Hantée par la peur, elle erre sans but dans les rues de Paris. Au fil de sa dérive, elle se débarrasse de ses oripeaux. Dans le parc Montsouris, un jeune homme l’aborde…

 

 

Les plages d'Agnès : 

En 2008, Agnès Varda s'offrait pour ses "80 balais" un inventaire à la Perec, et remontait le cours de sa vie à reculons. Un délice acidulé qui glisse avec légèreté sur des vagues à l'âme. Avec une irrésistible inventivité, la cinéaste-photographe se joue des miroirs du temps, pour composer un kaléidoscope (très) animé.

 

BLACK PANTHERS

En été 1968, les Black Panthers d'Oakland on fait plusieurs rallyes d'information à propos du procès d'un de leurs leaders Huey Newton. Ils voulaient – et ils ont réussi – attirer l'attention des Américains et mobiliser les consciences noires à l'occasion de ce procès politique. En 1968, Varda filme les manifestations de soutien organisées autour du procès. C’est l’occasion pour la cinéaste de faire découvrir aux Français ce mouvement radical noir, marxiste et révolutionnaire, qui prône l’auto-défense face à la brutalité policière. C’est à la fois un film militant qui dénonce le racisme en Amérique et une œuvre expérimentale qui mêle recherches sonores et visuelles.

 

 

Jacques Demy et Agnès Varda à propos du bonheur

Chez eux à Paris, Jacques DEMY et Agnès VARDA définissent leur conception du bonheur alors que cette dernière tourne actuellement son dernier film, justement intitulé "Le Bonheur".Dans son bureau, Jacques DEMY parle du bonheur et du film de sa femme. Il n'aime pas parler de lui, se définit comme "un monstre marin". Il a eu une enfance simple, mais très heureuse. En 1943, le bombardement de Nantes l'a marqué profondément. Dans ses films, la vérité est toujours noire. Il veut apporter du bonheur, de la paix, du calme aux spectateurs.